Les réseaux sociaux sont des outils formidables. Rendez-vous compte, vous pouvez attirer autour de vous une communauté intéressée par ce que vous produisez, vous pouvez suivre des personnes qui partagent un contenu qui vous intéresse et entrer en contact avec à peu près n’importe quelle personne.

Il y a de l’interaction, de l’échange. Bref, c’est social ! Cependant, on a l’impression d’y rencontrer de moins en moins d’individus et de croiser de plus en plus de bots.

Ça vous bot ?

Tout d’abord, commençons par définir ce qu’est un bot et c’est Wikipédia qui s’en chargera pour moi :

Un bot informatique est un agent logiciel automatique ou semi-automatique qui interagit avec des serveurs informatiques. Un bot se connecte et interagit avec le serveur comme un programme client utilisé par un humain, d’où le terme « bot », qui est la contraction (par aphérèse) de « robot ».

Derrière ces mots très savants, retenez qu’un bot est un programme développé dans le but d’automatiser certaines tâches. Ainsi, par exemple, les articles de mon blog sont publiés automatiquement à fréquence régulière sur mon compte Twitter. J’ai régulièrement de nouveaux abonnés que mes articles peuvent intéresser et c’est une façon de leur donner une seconde vie.

Je conçois que cela puisse paraître agaçant, toutefois cela n’est pas invasif et il suffit d’arrêter de me suivre pour ne plus me subir. J’ai du contenu régulier, au minimum un article par semaine, sur ce blog ou sur Linkedin, ce qui fait que je tente de satisfaire tant mes nouveaux followers que les plus fidèles.

Mais il existe des bots pour faire à peu près toutes les tâches ingrates sur les réseaux sociaux : liker à votre place, retweeter, suivre et ne plus suivre, ajouter à des listes, etc.

Touche pas à mon bot !

shutterstock_260681900Et c’est là que nous touchons les limites de ces procédés. En effet, si j’automatise certains de mes tweets, je publie aussi moi-même, j’échange avec les followers, je les remercie pour leurs interactions, je partage le contenu d’autres comptes, etc. Mon compte est vivant et c’est le principe même des réseaux sociaux : échange et partage.

Mais lorsqu’il s’agit de créer de faux échanges, de se faire passer pour un humain, on passe à côté de quelque chose. Les raisons pour lesquels on est présent sur les réseaux sociaux ne sont plus les mêmes. Rappelez-vous, avec le social media marketing, l’inbound marketing, on parle de retours à certaines valeurs, d’authenticité et pourtant on voit réapparaitre certaines pratiques fallacieuses du marketing faisandé.

Ainsi, un certain nombre de comptes (et pas des followme !) m’ajoutent quotidiennement à des listes, en espérant obtenir quelque chose de ma part (un suivi ?), me suppriment et m’ajoutent à nouveau … et ceci tous les jours de la semaine. Qu’un twittos me mentionne et il subit la même peine !

En gros, il s’agit de se faire remarquer, mais de quelle manière ! Imaginez un fou qui agiterait les bras dans tous les sens en vous suivant dans la rue. Nous en sommes à peu près là.

Comment peut-on laisser un programme informatique liker ou retweeter à notre place sur un réseau comme Twitter ? Quelle image peut-on tirer de tels agissements ? Quels fruits récolte-t-on de telles pratiques ? Soyons clairs : les comptes qui agissent de la sorte à mon égard sont totalement décrédibilisés. Même chose pour les messages privés automatisés … Je n’ose plus répondre de peur de m’adresser à un bot.

Sur Instagram, les pratiques sont les mêmes. Je ne compte plus les commentaires bizarres et souvent hors sujets concernant mes images. Souvent en anglais (mais de plus en plus de comptes francophones se lancent dans cette pratique), il s’agit de commentaires se voulant encourageant. “That’s fire man !”, par exemple. Dans le pire des cas, le bot dépose juste un émoticone. Pas de valeur. Pas de partage. Pas d’interaction. Juste une tentative désespérée d’obtenir des followers.

Evidemment, il ne s’agit là que de récolter des followers, pas de créer une communauté, encore moins une communauté pertinente. L’unique intérêt : faire du chiffre. Auquel cas, je n’aurais qu’une recommandation : achetez des followers. C’est aussi nase et au moins ça ne dérange personne.

L’automatisation à outrance ressemble de près aux pratiques blackhat de référencement. De la tromperie dans le but d’obtenir quelque chose qu’on ne mérite pas. J’insiste d’ailleurs sur ce dernier point : si votre contenu est intéressant, bien construit, digne d’être lu et apprécié, pas besoin de blackhat. Il en est de même pour les réseaux sociaux. Soyez intéressant, ayez quelque chose à dire, échangez, engagez-vous et vous aurez des retours de vos efforts.

Notez qu’il n’existe pas de solution sans travail pour obtenir une communauté de qualité sur les réseaux sociaux. Une communauté qualitative, ciblée, s’obtient au prix d’une présence et d’échanges humains. Les marketeurs qui souhaitent prendre des raccourcis constamment, au prix de votre réputation et de la relation client, vous êtes la plaie de ce métier.

Droit dans ses bots !

ClTeM2bWQAAqYj-Avec ces pratiques, nous allons très vite assister à une mise en abyme : des bots qui interagiront avec des bots. J’imagine l’ambiance sur Twitter et Instagram. Ça va être sympa.

Pire, nous focalisons sur le mot réseau et oublions le social ! Ainsi, ce qui existe encore d’humain dans les réseaux sociaux devrait disparaître peu à peu.

Nous pestons contre les algorithmes qui tendent à diminuer la visibilité de nos publications et, paradoxalement, nous faisons tout pour tuer l’engagement et l’authenticité des communautés.

J’applaudis des deux mains quand Facebook change son algorithme. Certes, c’est pénible mais au final, un contenu engageant et de qualité trouvera son public.

Je n’ai rien contre le marketing automation, tant qu’il reste dans l’intérêt du consommateur. Ainsi, programmer une série de newsletters avec du contenu intéressant pour un nouvel abonné me semble être tout à fait justifié. Nous lui apportons du contenu de qualité, nous entretenons son intérêt et nous sommes disponibles en réponse à ces mails.

À petites doses, bien employé, un bot peut être utile. Certaines tâches répétitives peuvent être automatisées, mais ne tentez jamais de remplacer le rapport humain, l’interaction et l’échange. On n’automatise pas une relation, elle demande du temps, de l’investissement et de la confiance. Prêt à relever le défi ? Ce n’est qu’à ce prix que vous réunirez autour de votre marque une communauté intéressée et intéressante !

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