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Comment organiser un brainstorming ?

Si on entend énormément parler de brainstorming, je rencontre finalement peu d’entreprises ou d’organisations qui le pratiquent véritablement. Victime...

Comment organiser un brainstorming ? 1

Si on entend énormément parler de brainstorming, je rencontre finalement peu d’entreprises ou d’organisations qui le pratiquent véritablement. Victime de sa popularité, il est souvent caricaturé en “réunions où chacun lance toutes sortes d’idées stupides à vocation de faire rire le reste du groupe”.

Le brainstorming est ce qu’on appelle une technique de résolution créative de problèmes, il est également utilisé pour l’innovation. Pour cela, il faut créer un climat de désordre, un désordre utile. Le mot brainstorming est composé de Brain (cerveau) et Storm (tempête). Tout le monde a un potentiel créatif, mais il faut le réveiller. Ce désordre, cette tempête est là pour ça. L’effet recherché est de mettre en veille votre esprit analytique et de désinhiber votre cerveau droit et arriver à penser “out of the box”.

Pascal Dubois, consultant en Management de la Créativité, détaille le potentiel créatif en trois points :

La fluidité : capacité à débiter un certain nombre d’idées par minute
La flexibilité : être capable d’apporter des idées dans des domaines variés
L’originalité : apporter des idées nouvelles.

Comment organiser un Brainstorming ?

Tout d’abord, il faut une équipe. Je ne suis pas pour les grands rassemblements lors d’un brainstorming. Une équipe de quatre personnes me paraît amplement suffisante, au-delà, je pense qu’on perd en efficacité. Il est préférable que l’équipe soit formée aux techniques de créativité.

Ensuite, il faut un animateur. Son rôle va être de recueillir TOUTES les idées, de les noter précieusement et de relancer la motivation et le flux d’idées lorsque ce sera nécessaire. Il veille à ce qu’il n’y ait pas de dominants, à ce que la parole soit bien distribuée, que les voix les plus faibles se fassent tout de même entendre. Il rappellera les consignes si cela est nécessaire.

À lui encore de flairer les pistes prometteuses, il doit être toujours alerte et avoir un excellent esprit d’analyse. La durée d’un brainstorming est variable. Tout dépend de l’objectif visé, du nombre de participants, etc, mais j’aurai tendance à y consacrer une demi-journée minimum. Comptez le temps de présenter l’objectif visé, de former les participants qui ne seraient pas habitués, de rappeler les consignes, ensuite le temps purement créatif et le temps d’analyse, de regroupement des idées et de filtre à la fin de la séance.

Concernant l’équipe

En dehors du fait de choisir des gens formés aux techniques de créativité, je préconiserai également lors du choix d’une équipe de prendre des personnes qui savent travailler ensemble.

Un supérieur hiérarchique tyrannique  réduira à néant tous vos beaux efforts. Il est préférable d’avoir des gens qui ont des rapports francs, quitte à ce qu’ils ne soient pas toujours d’accord, que des personnes qui ne se disent pas les choses clairement et qui ont des rapports plus hypocrites.

Pour ratisser le plus large possible, choisissez es personnes complémentaires dans leur expérience et leur domaine de compétences.

Libérez vos idées !

L’animateur devra également créer un climat de confiance pour libérer les idées, même les plus folles ! Attention toutefois, ce n’est non plus le concours de l’idée la plus saugrenue, vous n’êtes pas obligé de n’apporter que des idées irréalisables, cela peut-être du concret, réalisable et parfaitement terre à terre. Je le précise pour avoir vécu des réunions où les membres, mal conseillés par l’animateur, pensaient vraiment devoir lancer des idées sottes pour que cela fonctionne. Ne vous mettez aucun frein, que votre idée soit folle ou pas, partagez-la ! L’agence Dreamstorm aurait créé l’acronyme suivant D.R.E.A.M :

  • D  comme Délirer. Toutes les pensées doivent être énoncées, sans aucune retenue ! Il faut vraiment se libérer totalement des chaînes de la faisabilité, du réalisable et du raisonnable. Pour cela, il est nécessaire d’oublier les rapports hiérarchiques durant un brainstorming.
  • R comme Respect. Tous les membres de l’équipe doivent être entendus. Personne ne doit dominer la séance. Aucune critique ne doit être émise lors de l’annonce d’une idée, ni positive, ni négative. Il faudra également se libérer de sa propre analyse et autocritique.
  • E comme Ecrire. Il faut TOUT écrire !
  • A comme Associer. Lors d’un brainstorming, il est intéressant de se servir des idées précédentes pour relancer une nouvelle idée. C’est l’association d’idées qui fera qu’un apport totalement farfelu au premier abord fera peut-être naître dans la tête d’un des participants votre prochain succès. L’association d’idées peut fonctionner par contigüité, similitude, contraste, exagération, ou sonorité.
  • M comme Maximum. Il faut un maximum d’idées. Ne vous arrêtez pas à vingt ou cinquante. Il faut aller plus loin et viser plusieurs centaines d’idées en une séance de 3/4 d’heure à une heure. C’est une simple analyse statistique : plus vous énoncez d’idées, plus vous avez de chances de tomber sur la bonne !

Faites le tri

Toutes les bonnes choses ont une fin. La clôture de votre brainstorming sera marqué soit par le terme du temps imparti, soit par l’épuisement des idées.

Pour déterminer quelles sont les idées à retenir, plusieurs solutions s’offrent à vous : le vote, la présélection (retirez toutes les idées qui ne sont pas tout à fait dans le cadre de recherche et les doublons, puis travaillez sur les idées restantes en profondeur), le regroupement d’idées, etc.

Ensuite, faites le point sur celles qui sont vraiment irréalisables par manque de moyens ou de faisabilité. À ce stade, on ne cherche pas à retenir qui a émis telle ou telle idée, cela n’a pas d’importance, c’est un travail commun qui débouche sur une solution commune !

Cet article n’est qu’une mise en bouche évidemment, les techniques de créativité et les ouvrages les abordant sont tellement nombreux qu’un article ne peut être suffisant. Toutefois, j’espère qu’il aura su vous appâter et vous donner l’envie d’en savoir d’avantage.

Soyez créatifs !

Ecrit par Stéphane Torregrosa
Stéphane Torregrosa convertit vos défis marketing en opportunités avec des résultats mesurables. Il est consultant en Webmarketing, spécialisé en Inbound Marketing, conseiller en communication, blogueur et conférencier. Il vous accompagne dans la mise en place de votre stratégie Web, dans la création de contenu, pour donner de la visibilité à votre organisation. En ligne depuis 1996 et la distribution des premiers CD AOL dans les magazines informatiques, il ne s'est jamais vraiment déconnecté depuis ! Son papa lui a communiqué la passion des Comics Book, du dessin et de la photographie. Profile
le syndrome de l'autodidacte

Le syndrome de l’autodidacte

Stéphane Torregrosa dans creativite
  ·   4 min de lecture

4 Réponses à “Comment organiser un brainstorming ?”

  1. Bonjour Stéphane et merci pour cet article (d’octobre 2013!).

    J’ai pratiqué le brainstorming lorsque j’étais manageur. Je ne suis pas du tout convaincu par cette technique, qui recèle pas mal d’inconvénients.

    Je trouve que l’exercice manque de fluidité et ne permet à tous de s’exprimer librement. A moins de pouvoir s’entourer de personnes décomplexées, à l’aise et entraînées… Ce qui est rarement le cas dans une entreprise.

    Je lui préfère la technique du brainwriting, qui permet à chaque participant d’être acteur, d’éviter les frustrations, et de trouver un très grand nombre d’idées en peu de temps.

    1. Bonjour Thibault,

      Merci pour votre commentaire !

      Octobre 2013, ce n’est pas si vieux, si ? 😉

      Effectivement, il existe une multitude de techniques de créativité et d’organisation de Brainstorming. Tout dépend de l’équipe avec laquelle on travaille, etc. En ce qui me concerne, je ne travaille pas avec des timides, et si je devais utiliser le brainwriting, ce serait surtout pour pouvoir les faire taire quelques minutes 😉

      Il est intéressant d’essayer plusieurs méthodes et de trouver celle qui fonctionne avec ses collaborateurs 🙂

  2. Bel article intéressant !

    Vous l’évoquez à peine, mais la présence d’un “supérieur hiérarchique tyrannique” est en effet un gros point d’achoppement. Le problème, c’est qu’il est souvent celui qui a commandé le brainstorming et paie l’animateur… Comment dès lors s’en “débarasser” ? Une technique que j’ai vue faire est de rassembler dans un même endroit plusieurs brainstormings (par départements de l’entreprise, ou plusieurs entreprises – non concurrentes !) par exemple et de prévoir une “table VIP” réservée aux chefs. Il sort souvent des choses intéressantes de cette table et la créativité des “petits” n’est pas freinée…

  3. Oui , souvent la tempête cervicale est banalisée dans nos classe .
    C’est une technique d’animation qui, selon certains , de créer un dégel pour étendre une prise de parole en classe .
    Ce qui constitue une valeur ajoutée dans votre article c est le concept de créativité ā décliner en trois phases .
    Merci pour ce précieux partage .

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