Le syndrome de l’autodidacte

  • 1 octobre 2013
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« Tu as fait quelles études pour faire ça ? » Voilà, en substance, la question la plus déstabilisante qui soit pour un autodidacte. Et ma réponse, toujours entremêlée de gêne et de frustration : « Aucune … » Il m’arrive souvent de percevoir une déception dans l’oeil de mon interlocuteur à ce moment précis.

Car, il faut bien l’avouer, c’est le soucis de l’autodidacte, ce manque de légitimité qu’il ressent ou qu’on lui fait ressentir, et rien n’est fait pour mettre les autodidactes à l’aise. Le diplôme prime toujours plus que les compétences en France, et le cursus scolaire ou universitaire reste toujours le garant de notre légitimité au poste que l’on occupe.

Ils se perçoivent souvent comme des trompeurs qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. Ces personnes vivent dans le doute et pensent qu’un jour elles seront démasquées et que quelqu’un fera la preuve de leur incapacité. Les autodidactes ne sont toutefois pas les seuls à souffrir de ce manque de confiance. 60 à 70 % des personnes douteraient, à un moment ou à un autre de leur carrière, de la réalité ou de la légitimité de leurs succès.

Ce syndrome empêche les personnes qui en sont victimes de développer pleinement leur potentiel, puisqu’elles se remettent constamment en question.

Moi-même, j’alterne régulièrement les périodes d’auto-satisfaction et de découragement. Il m’arrive à la fin d’un projet bouclé de me dire : « Ca c’est pas mal, mais serai-je capable de rééditer l’exploit ? Etait-ce un coup de chance ? » Mais, je vous rassure tout de suite, je n’ai pas l’intention de m’épancher longuement et de débattre de ma condition dans ce post mais simplement de nous passer un peu de pommade, à nous les autodidactes. Si vous ne l’êtes pas, il est encore temps de fuir !

Tout d’abord qu’est-ce qu’un autodidacte ?

« L’autodidacte n’est pas celui qui apprend tout seul (ce qui à proprement parler ne veut rien dire), mais celui dont les connaissances ne sont garanties par aucun titre et défendues par personne » selon Marie Ymonet « Les héritiers du Capital ».

« L’autodidacte n’apprend pas tout seul, mais ses maitres, ses guides, ses sourciers, car il en a toujours (même s’ils peuvent prendre diverses figures), ne sont pas les enseignants habilités par l’institution scolaire à délivrer dans le cadre scolaire les connaissances et à en certifier par des titres la possession. » La vocation d’autodidacte par Claude F. Pollak.

L’autodidacte est donc celui qui, pour toutes sortes de raisons, n’a pas construit la base de connaissance et l’expérience de son métier ou d’une activité annexe par le biais de sa scolarité. Parmi les raisons, il peut y avoir des difficultés sociales ou financières, certaines personnes ne s’adaptent pas non plus au fonctionnement scolaire, d’autres encore ont commencé à travailler très tôt, etc.

Depuis toujours, j’ai apprécié apprendre par mes propres moyens, sans la contrainte et la pression du système scolaire. Ce que je fais aujourd’hui résulte de ce que j’ai appris au travers des livres, d’internet, de rencontres, etc, et je ne fais rien qui soit lié à ce que j’ai appris de ma formation scolaire (dessinateur en bureau d’études).

En 1996, j’ai découvert Internet et cela a été pour moi un déclencheur. La possibilité d’apprendre et d’échanger facilement, gratuitement (malheureusement de moins en moins vrai) sur un média ouvert et susceptible d’attirer un vaste public. La même année, on m’a frauduleusement apporté un pack d’une trentaine de disquettes contenant un logiciel prodigieux : Photoshop (en version 2.0 je crois) ! J’ai appris rapidement le HTML et monté quelques pages Web avec FrontPage, avant de réaliser que le bloc notes était tout de même plus précis. Intéressé depuis tout petit par les arts visuels et le dessin (merci papa !), Photoshop a pris une part importante de mes soirées. Puis, quelques années plus tard, mon premier site : DVDNet, réunissant ma passion pour le cinéma, mon envie d’écrire et mon goût pour les nouvelles technologies. Cela fut ma plus grande aventure et ma plus grande réussite sur le net depuis lors.

Je partage ces quelques lignes de mon expérience pour montrer que, souvent, l’autodidacte est quelqu’un qui a soif d’apprendre, soif d’être confronté à de nouvelles expériences, il aime la nouveauté, expérimenter de nouveaux terrains d’expression dans son domaine.

Il y aussi une grande différence de vision entre un diplômé et un autodidacte, ce dernier face à l’inconnu va plus facilement se dire :  » je ne sais pas mais je vais trouver ». Le diplômé a ses diplômes, il a cette assurance tout à fait légitime quand l’autodidacte sera en constante bataille pour prouver sa valeur face aux autres. L’autodidacte essayera toujours de pousser les choses à fond, ce qui améliorera l’entreprise au risque de perdre pendant un temps en productivité.

Aujourd’hui, j’ai quarante ans. J’ai pas mal souffert de mon manque d’études et de ce problème de légitimité, mais j’ai vécu aussi de belles victoires, j’ai acquis de l’expérience de mes succès et de mes échecs. J’ai une idée plus précise de qui je suis et de qui je ne suis pas. Je sais que je peux m’adapter. S’il faut apprendre de nouvelles choses, cela ne m’effraie pas, je l’ai déjà fait et je sais que j’en suis capable. J’ai aussi développé une sorte d’intuition qui m’aide à appréhender de nouvelles compétences peut-être plus rapidement.

Croyez en vous !

Votre légitimité n’est peut être pas reconnue de tous, mais reconnaissez vous-mêmes ce que vous êtes et ce dont vous êtes capables. Que votre faiblesse apparente devienne votre force. Prenez confiance en vous. Souvent, dans mes périodes de doute, je regarde en arrière et je me rappelle ce que j’avais en main à la fin de mes études et ce que je sais aujourd’hui, tout le chemin parcouru, les diverses expériences accumulées. Et ce qui m’enthousiasme le plus, c’est que j’ai encore tellement de choses à apprendre !

Et pour finir :

5 qualités d’un autodidacte

Il a la passion d’apprendre

Rien ne peut étancher votre soif d’en connaître davantage. Vous vous passionnez de nouvelles choses, vous aimez découvrir de nouveaux horizons et comme vous n’avez pas la formation qui confirme vos connaissances, vous travaillez comme un acharné pour aller au fond des choses.

Il sait s’autoriser la déviance et la résistance aux conformismes sociaux

Vous savez ce qu’il faut faire, vous n’êtes pas toujours au courant de ce qui ne doit pas être fait. Vous savez faire preuve d’audace et vous n’avez pas subi le moule de certaines écoles. Cela ne fait pas de vous un électron libre, mais quelqu’un capable d’analyser par lui-même. Ainsi, vous pouvez être très innovant, sans vous en rendre forcément compte.

Il aime expérimenter

C’est dans vos gènes, ce désir de tester, d’aller plus loin, de jouer avec ce qu’on vous offre et cela fait partie de votre processus d’apprentissage.

Il a une certaine tolérance à l’incertitude

Affronter des situations nouvelles, vous remettre en question et apprendre de nouvelles choses, vous faites ça tout le temps ! Qu’est-ce qui pourrait vous effrayer ?

Il sait improviser

Ok, il arrivera que vous tâtonniez, que vous soyez maladroit, mais vous êtes capable de souplesse et de vous adapter. Vous savez qu’avec de la ténacité, on y arrive. Ne vous sous-estimez plus !

Stéphane TorregrosaStéphane Torregrosa convertit vos défis marketing en opportunités avec des résultats mesurables. Il est consultant en Webmarketing, spécialisé en Inbound Marketing, conseiller en communication, blogueur et conférencier. Il vous accompagne dans la mise en place de votre stratégie Web, dans la création de contenu, pour donner de la visibilité à votre organisation. En ligne depuis 1996 et la distribution des premiers CD AOL dans les magazines informatiques, il ne s'est jamais vraiment déconnecté depuis ! Son papa lui a communiqué la passion des Comics Book, du dessin et de la photographie.

Squid-impact ?

Consultant en Webmarketing et en Inbound Marketing, blogueur et conférencier, situé à Bordeaux. Je vous accompagne pour augmenter votre visibilité sur le Web et donner de l'impact à vos projets au travers de stratégies étudiées selon l'identité et la taille de votre entreprise. La production de contenus rédactionnel, vidéo ou visuel est également ma spécialité.

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49 Commentaires
    • Jo
    • 26 mars 2016
    Répondre

    Mais quel article formidable ! Je me suis reconnu à 100% dans vos dires. Merci beaucoup car c’est agréable de ne pas se sentir seul dans ses doutes. Je suis DAF et dans mon domaine le terme « autodidacte » est assimilé à une maladie tristement inavouable. Bravo d’avoir trouver les mots justes.

  1. Répondre

    Bel article 😉 .

    Un autodidacte c’est quelqu’un qui se crée son propre système d’enseignement, apprend des autres, et agit en expérimentant et testant ses acquis.

    Ce mot « autodidacte » devrait être banni tout comme le mot « webmaster ». Il n’a plus aucun sens aujourd’hui. Le fait d’apprendre peut se faire de nombreuses manières et plus seulement via des écoles ou universités.

  2. Répondre

    Merci pour cet article qui permettra, sans aucun doute, à beaucoup d’autodidactes de reprendre du poil de la bête.
    J’en profite pour citer cet autre article que j’avais écrit en 2011 sur ce presque même sujet : ingénieur ou autodidacte ? http://www.prelude.me/index.php/2011/09/14/ingenieur-ou-autodidacte/

    • duchemin
    • 13 novembre 2015
    Répondre

    merci, super article, je me suis vu et reconnu .
    petite question cependant, doit on mettre « autodidacte » sur un CV comme expérience ou diplôme ?

  3. Pingback: AUTODIDACTE! | Christine Lavanchy, peinture & photographie

    • Laetitia
    • 5 novembre 2015
    Répondre

    Article très intéressant. Merci

    • Jean
    • 26 septembre 2015
    Répondre

    Je suis dyslexique et dysorthographique j’ai des troubles neurologique qui nuise a l’apprentissage scolaire et j’ai un bon trouble de l’attention je suis né en 1980 et je vie depuis toujours au Québec

    entouré d’autodidacte (ma famille) qui se sentent imposteur, toujours avec la peur d’être démasquer…

    ayant comme emploie principal le service a la clientèle en tourisme (été) j’ai par la force des choses travailler dans plein de domaine

    visant toujours l’excellence, mais sans pousser ni compétitions juste du gros bon sang, de la logique…

    J’ai réalisé que proportionnellement, plus les gens sont diplômé, plus ils sont incapable de tenir compte de la réalité ou plus particulièrement des contrainte lier a la situation

    pour comprendre ce que je veut dire :
    1- en électronique un ingénieur avais fait un dispositifs qui devais se grefer a un énorme système; un technitien sans diplome a regardé les plan et en moins d’une minute et a dit je vous épargne les sacre « L’ingénieur n’a pas tenu compte du système lui même, il n’a fait que copier un livre de l’école »
    et le technicien a du corriger tout le systeme pour le rendre fonctionnel

    2-tout les jours j’entends qu’une entreprise ou un particulier s’est fait faire quelque choses par un professionnel, un expert… »diplômé » et qu’au final il y a des problème Majeure

    C’est alors que l’on réalise que l’individue n’a pas tenue compte de… qu’il ne savais pas que dans ces circonstances il aurais du faire autre choses… souvent même un enfant n’aurais pas fait l’erreur
    ——————————
    J’ai retourné sur les banc d’école en 2014 formations de 6 mois
    cour universitaire en démarrage d’entreprise

    Mon neveu qui a fait 3 ans au cégep et 2 ans d’université

    M’a fait réaliser que ce n’est pas de l’enseignement mais de l’endoctrinement

    Tellement de choses sont enseigner qui ne tienne pas la route, c’est incroyable

    a ma dernière journée d’école j’ai discuter avec ma professeur de mon inquiétude de couler ma formation, puis que je n’étais pas très souvent en accord avec ce qui étais enseigné; c’est alors qu’elle m’a répondue que j’avais déjà passé que j’étais son meilleur étudiant…
    ———————
    Les personne diplômé
    En faite avec le recul
    ils sont incapable :
    -de faire avec ce qu’ils ont
    -de s’adapter
    -de réparé
    -de comprendre ce qui ne proviens pas de leurs scolarisation

    ils finissent par démolir presque tout pour partir a neuf, et il y a quand même des lacunes

    L’autodidacte, fonctionne a l’inverse, il cherche a comprendre en profondeur, sans oublier chacune des caractéristique qui ont mené a cette situations
    et C’est qu’alors maitrise la situations, la tache, le travail, la connaissance, l’objet de sa recherche

    et la suite s’impose tout seul
    il est maintenant capable
    -de réparé
    -d’amélioré
    -de modifier en fonction de ses besoins
    -de reproduire
    -d’évité les erreurs surtout ceux des autres
    -d’avoir confiance en lui
    ————————–
    Merci pour l’article
    il est important pour moi 😀

    • Jean-Etienne
    • 23 mai 2015
    Répondre

    Je me suis bien reconnu dans ce portrait de l’autodidacte. Je pratique un métier qui me passionne depuis plus de 25 ans sans aucun diplôme. J’ai eu du mal a faire reconnaître mon savoir faire, mais à force de travail et de belles réussites, j’ai réussi à devenir un référent.
    Par contre, le fait de ne pas être diplômé m’empêche d’avoir une progression de carrière et je dois continuellement démontrer mes compétences devant de nouveaux responsables ou des jeunes qui sortent des grandes écoles… ils exhibent leur parcours d’étude ou leur « grade » comme une bannière, je ne peux contrer que par mes projets réussis… pas si facile !
    Merci pour cet article que je mes suis empressé de partager.

    • Luc
    • 23 février 2015
    Répondre

    Article enrichissant.
    Personellement je n’ai jamais eu de doute ou de difficulté concernant ma légitimité. Mais d’apres l’article je pense etre un autodidacte.
    J’ai recement signé un contrat d’ingenieur pour un grosse boite IT et pourtant je n’ai qu’un BAC general en poche. j’ai travaillé jeune et j’ai toujours cherché l’excellence dans chacun de mes postes.
    Je pense que j’ai acquis mon savoir a force d’acharnement et de creativité sur le terrain et non sur des bancs d’ecole.
    Personellement je me sens plus fiere que certain de mes collegues diplomés car par rapport a mon jeune age j’ai sinserement le sentiment d’avoir beaucoup plus d’experience et d’acquis.
    Je quitte mes postes chaque fois que ma faim de connaissance n’est pas assouvie, des que je n’apprends plus je me sens tout simplement frustré.
    Voila pour mon experience.

    J’espere que de moins en moins d’autodidacte ressentiront le besoin de se justifier, soyez sur de vous et de votre valeur.

    Bon courage et bonne continuation a tous 😉

  4. Répondre

    Bonjour,

    Je suis autodiacte aussi, et je trouve votre analyse très pertinente.

    ça m’amène aussi à la réflexion que souvent les autodidactes sont très polyvalents, et que de fait, il s’adapte très vite.

    Bonne continuation.

  5. Pingback: Le syndrome de l’#autodidacte http://ww | Weickmann

  6. Répondre

    Bonjour ! J’ai déjà lu ton article quelques fois…; mais à chaque fois cela me remet du baume au coeur… je ne suis pas la seule ! Encore cette après midi on me posera la question, et je répondrai que je suis autodidacte. Et soit je verrai la déception, soit l’admiration dans les yeux des autres. Mais quelle que soit le retour, j’aurai un doute sur ma légitimité à être là. Tu as parfaitement mis les mots que ce que je ressens. Merci !

  7. Répondre

    Voilà un article plein de positivisme et qui met un peu plus la lumière sur cette catégorie de gens qui font leur métier à hauteur de leur sensibilité.

    L’expérience ne s’acquiert que dans la sueur et la douleur, aucun diplômes ne peut la remplacer. Le jour ou j’ai été obligé d’aller bosser (en fait le jour ou un professeur de Mathématique m’a jeté dehors pour la cinquième fois), à 18 ans, il m’a fallut trouver « ma voie ». Exit timidité, réflexions sur ce qui est bien ou pas, et tant d’autres barrières qui vous laissent dans votre case, et bonjour audace, témérité, volontarisme et polyvalence.

    Contrairement à vous, Stéphane, quand une personne cherche à savoir quel diplôme m’a donné autant de science et de valeurs, je réponds le bitume. Mon domaine c’est la communication et ma grande fierté aujourd’hui (43 ans…) est d’être reconnu pour mon expertise et mon expérience.

    Soyons fier de notre statut et même si nous avons démarré avec un salaire bien moindre qu’un BAC +3 , aujourd’hui nous avons sur notre CV une chose que peu de diplômés peuvent mettre en avant, des années d’expériences dans de multiples domaines !

    Au plaisir de lire vos articles !

  8. Répondre

    Hello Stéphane !
    Tu aura remarqué le site que je traîne depuis des années (autodidate.info)
    A mon âge j’ai pu vérifier bien des choses concernant le caractère moutonnier des hommes, et en France c’est pire avec le poids des institutions, qui ne font que vouloir protéger et reproduire leur pré carré (faire des études coûte cher; ceux qui étudient longtemps sont donc majoritairement DEJA en bonne place dans la société).
    J’ai un bac +2 (qui m’a été vendu comme bac+3 mais n’a jamais été reconnu ainsi – trop tard j’avais payé), et je bosse depuis 16 an dans le web. Aujourd’hui je reçois des CV de Master 2 qui ne trouvent pas de boulot, provenant de jeunes qui ont étudié ou fait des stages aux US, au Japon, que sais-je encore… Cette situation m’atterre et m’attriste, car c’est une fuite en avant dans cette société de consommation qui veut qu’on étudie plus, toujours plus, alors que les promesses d’embauche ne suivent pas.
    Il m’arrive de recevoir ces jeunes en entretien, eh bien je peux dire que la plupart des sur-diplômés n’arrivent pas à la cheville des autodidactes ! Normal : on leur « VEND » des formations. Leurs parents les premiers les assure du succès à l’arrivée. Mais un autodidacte saura toujours qu’il ne peut s’en sortit qu’à la force de ses réalisations. Les beaux discours sont inutiles. Si tu as fais tes preuves, tu passes partout !

  9. Répondre

    +1 pour l’article. Dans les 5 qualités d’un autodidacte, tu as mis en premier  » la passion d’apprendre ». Et je pense personnellement que sans cette qualité, je ne vois pas comment on pourrait se targuer d’être autodidacte. Et c’est d’autant plus valable quand on travaille « dans le web » car ça bouge tout le temps :
    -du nouveau code (html5 – css3 ) à appréhender.
    -la ménagerie google en mouvement qui donne des migraines aux experts seo
    -de nouveaux outils à apprendre (management des réseaux sociaux – twitter analytics par ex.)
    -nouvelles versions des systèmes de gestions de contenus (moi qui dispense des formations sur ces sujets, je dois aussi m’updater lol).
    Et j’en passe et des meilleurs…
    Tout cela pour dire que si je n’avais pas la passion d’apprendre, j’aurais laissé tomber depuis belle lurette.
    Si je creuse plus avant, je me demande même si en fait il ne faut pas avoir une nature « passionnée ».
    Bonne continuation.

    • Wawi Ndimba
    • 9 septembre 2014
    Répondre

    Bonjour Stéphane. Encore moi. Je suis en train de découvrir tes articles et au fur et à mesure de mes lectures je remarques les similitudes dans nos centres d’intérêts et sujets de réflexions respectifs. Me concernant, je me considère autodidacte car j’ai toujours été curieuse. Dès que je ne maîtrise pas un sujet je cherche à en connaître davantage. Et lorsqu’il s’agit d’un sujet qui fait appel à mes émotions -positives ou non- je deviens une vraie éponge. Merci encore pour cet article.

    • Répondre

      Merci à toi pour ton retour de lecture !

      Bonne journée !

  10. Répondre

    Super article (un de plus…) dans lequel je me retrouve entièrement. Content de voir que je ne suis pas tout seul, non plus. Autodidacte depuis 1997… pas loin. Même début de parcours. Frontpage, puis notepad… Errance avec des solutions toutes prêtes, et retour au bon vieux hardcoding, entre autres.
    Merci.

    • Homo Buferacensis
    • 8 juillet 2014
    Répondre

    Il n’est pas trop tard pour découvrir un bon article.
    Merci de m’amener des arguments pour construire ma défense lors de mes prochains entretiens.

    Enfin, tu me donnes de l’espoir.
    Moi aussi, je viens de la génération X et les employeurs ont du mal à accepter des quadras autodidactes.

  11. Répondre

    Merci 🙂

    Internet est un outil fantastique pour acquérir de nouvelles compétences ou connaissances, c’est vrai 🙂

    Bonne journée !

  12. Répondre

    Je ne suis pas surpris par cet article, mais plutôt touché !
    Je suis développeur et cet article résume parfaitement l’esprit dans lequel je travail. Parfois, quand certains de mes amis me demande comment j’ai fais pour apprendre tout ce que j’ai appris (avec de grands yeux), je les réponds tout simplement que j’ai appris sur internet. Mais je pense que la majorité ne comprennent pas qu’un autodidacte, c’est un aventurier affamé de connaissance 😉

    Merci pour cet article !

  13. Répondre

    Très bon article !!
    Je m’y retrouve bien 😉

    • Eva A
    • 10 juin 2014
    Répondre

    Bravo. Cet article est super !
    Je m’y retrouve également complètement.
    Etant en recherches de nouvelles opportunités professionnelles, j’ai très envie de joindre cette article à quelques unes de mes candidatures 😉 .

    • Répondre

      Je n’y ai jamais pensé moi même 🙂

      Merci pour les commentaires sympas 🙂

  14. Pingback: Formation SEO débutants – Partie 1 | http://www.squid-impact.fr

  15. Répondre

    Contrairement à vous européens, ici en Afrique, les autodidactes sont plutôt perçus comme des génies, dans la mesure où ils arrivent le plus souvent à réaliser des choses que les diplômes, fraîchement sortis des grandes Ecoles et Universités ont encore du mal à réaliser, malgré leurs papiers. Mais là où les deux mondes se rejoignent c’est très certainement au niveau de la légitimité, car même si l’autodidacte est considéré comme étant un génie, il aura toujours du mal à trouver un emploi dans ce qu’il sait faire.

  16. Bel article dans lequel je me retrouve énormément, étant moi même affublé de la marque « autodidacte » depuis 1995 et notamment dans le web!
    J’ai trouvé un parcours très similaire au miens, étrange et rassurant à la fois ! 😀

    • Répondre

      C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je lis chacun de vos commentaires. C’est hallucinant le nombre de personnes à se sentir concernées par cet article. Merci pour ton commentaire

    • Frédéric
    • 15 avril 2014
    Répondre

    Merci pour cette article. Je suis autodidacte depuis peu et ne disposant d’aucun diplôme j’ai un réel manque de confiance à cause de cela. Votre article m’a fait un grand bien !

    Cordialement,
    Frédéric

  17. Répondre

    J’aime beaucoup cette vision des choses ! Les sources de savoir comme Internet et les livres sont (parfois) meilleur que les formateurs des hautes études sont souvent passionnés par bien autre chose que la transmission de leur savoir.

    Un autodidacte est tout de même quelqu’un de passionné et de courageux mais ils sont souvent négligés par les diplômés, à tord !

    Bonne continuation. =)

  18. Répondre

    Autre avantage : « Etre autodidacte, c’est avoir la chance de ne pas subir le lavage de cerveau des gens déjà en place. » 🙂 (citation découverte via @LH62TS sur Twitter)

    • Répondre

      Alors, je n’adhère qu’en partie avec la citation, dans le sens que, certes, vous n’aurez pas subi le «lavage de cerveau» de l’éducation nationale, mais vous êtes forcément éduqué par quelqu’un d’autre.

      Le savoir n’est jamais inné, même s’il peut y avoir un terrain qui facilite les choses. Il ne vous tombe pas non plus subitement dessus.

      Vous allez le chercher dans des livres, internet ou ailleurs 🙂

  19. Répondre

    En même temps, je comprends qu’on mette en avant ses diplômes parce que c’est ce que la société nous enseigne depuis toujours. La réussite dépend de vos années d’études ! Cependant, je vois tellement de BAC+ … dans des jobs sous-dimensionnés ou sans job d’ailleurs. Et pourtant, la plupart des recruteurs sont encore focalisés sur cet unique point.

    Après des années à chercher un job dans le domaine où je suis compétent (et pas celui où j’ai passé mes études et pour lequel je suis paradoxalement très nul) sans réussite, c’est ce qui m’a poussé à monter mon entreprise.

    Mais avant cela, j’ai vécu pas mal de temps d’incertitude, chaque refus me renvoyant une certaine image de moi-même et des compétences que j’avais à offrir.

  20. Répondre

    Pour ma part, j’en joue littéralement maintenant.
    J’aime voir les gens exhiber leur formation, tartiner leur CV et se mettre en avant.
    Pourquoi ? Parce que souvent, derrière, quand le concret arrive, ça devient plus difficile pour eux 😉 (pas toujours heureusement pour eux)
    J’ai aussi et surtout un besoin permanent d’apprendre, donc transformé une « tare » en atout je pense.

  21. Répondre

    Bonjour,

    Quelle image noble que l’autodidacte. En fait, c’est une façon d’apprendre, et de se rassurer. Cela donne corps à la matière dont on s’instruit. « Je suis autodidacte en mécanique auto et en référencement web ; cela me permet de prendre part à des discussions avec des pros des ces deux mondes ».

    Mais des fois… ça coince. Même si je ne suis pas vraiment d’accord avec ce que vous énoncez comme la hiérarchie supérieure des diplômes sur les compétences, l’autodidacte doute à cause de validation diplômantes…
    Sachez que le diplômé doute aussi du manque de compétences et de validation-terrain. Et se pose les mêmes questions au sujet du coup de chance ?

    Alors… N’oublions pas que l’éducation se fait tout au long de la vie. Que les sources d’instruction n’ont de limites que dans l’énergie qu’on souhaite y mettre.

    Et qu’autodidacte, diplômé, largué, légitime, avisé, usurpateur, confiant, peu mieux faire, (…) on l’est tous un peu.

    Excellent blog au passage, et merci pour le follow sur Twtr 😉

    Une petite escapade au pays des questions qui règnent lors de la création d’une boîte ? http://cultureetcom.wordpress.com/2014/03/04/les-actions-cles-pour-reussir-sa-creation-dentreprise/

    Bonne suite !

    • David D
    • 8 mars 2014
    Répondre

    Je me reconnais pleinement.
    Ouf je ne suis pas seul.
    Merci pour cette photo d’une partie de ma vie.

  22. Répondre

    Ahhh vraiment merci.
    Autodidacte moi-même, moi aussi, je souffre de mon manque de diplôme dans le community management et j’ai toujours peur que cela joue sur ma crédibilité. Mais, je ne pensais pas me reconnaître autant dans ce profil lorsque vous dites par exemple, que l’on ne supporte pas ne pas trouver de réponse à nos questions, et que l’on va chercher jusqu’à temps que l’on puisse que notre lacune soit combler.
    Très bonne journée.
    Flora

  23. Pingback: Vivez vos rêves ! Comment en finir avec la procrastination ? | http://www.squid-impact.fr

  24. Répondre

    « Ils se perçoivent souvent comme des trompeurs qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. Ces personnes vivent dans le doute et pensent qu’un jour elles seront démasquées et que quelqu’un fera la preuve de leur incapacité. »
    Ca y est! Je suis démasqué! 😉
    Ce passage m’a tué. Je me suis vraiment reconnu. J’avais jamais fait ce bilan. Tu m’as bien appris des choses mon ami!

    Continue
    😉

 

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