A l’heure où les mots « Hadopi », « Loppsi 2″ font frissonner tous les pionniers du Web qui regrettent amèrement l’époque où Internet n’était pas encore un lieu de chasse gardée, les réseaux où l’on répand sa vie sur la toile bien tissée du réseau mondial se multiplient.
Qui parmi-nous n’a pas son compte Facebook ou Twitter ? Comptons également nos participations à de multiples forums, nos comptes Picasa et l’on se rendra compte que notre identité numérique peut devenir un drôle de fouillis ! Une fois que l’on a livrée sa vie sur le Net, difficile de faire marche arrière. Difficile de savoir pourquoi nous avons besoin de rendre public aujourd’hui, ce qui autrefois était généralement transcris sur les pages jaunies d’un journal intime …
Si vous souhaitez faire un examen approfondi de votre identité numérique, si vous désirez savoir ce que Google et consors peuvent livrer de votre vie, alors je vous invite à faire une recherche sur votre nom et prénom à l’adresse suivante : www.123people.fr
J’ai trouvé cela très révélateur. Peut-être, à la vue des résultats, vous viendra t-il à l’esprit de faire un peu de ménage dans votre vie virtuelle. Ce moteur de recherche un peu particulier va rechercher tout ce qui vous concerne sur le Net. Photos, vidéos, numéros de téléphone, publications, adresses e-mail, votre profil Amazone, vos comptes sur les plateformes communautaires. Le résultat peut faire froid dans le dos …
Imaginez ensuite ce qu’un éventuel recruteur peut tirer de ces informations. Bref, sans tomber dans la paranoïa abusive, un peu d’organisation est vraiment bénéfique pour éviter que votre vie privée ne se trouve affectée ou encore que votre patron découvre que sur un forum vous venez de le traiter de « @~#{#&$@ ».
Évitez par exemple d’utiliser vos nom et prénoms pour vous identifier sur un forum, ne partagez pas pleinement les informations de votre compte Facebook au risque de voir circuler sur la toile cette photo de vous lors d’une soirée un peut trop arrosée, etc.
Je suis tombé par hasard sur une courte nouvelle hier soir que j’ai particulièrement apprécié. Si vous avez quelques minutes, je vous en recommande la lecture (et bien sur, c’est de la science-fiction hein !) :
Quand on vous dit « Webdesigner » ou « graphiste », à quoi pensez-vous ? On s’imagine souvent une sorte d’artiste, un peu geek sur les bords, fan d’Apple et surfant sur tous les réseaux virtuels. Bien entendu, il passe son temps à créer, concevoir, tester, expérimenter tant graphiquement que techniquement, à élargir son champ de connaissance des logiciels, … Force est de constater que, malheureusement, la part de création artistique et de découverte est bien maigre. Pire ! Combien de fois devons-nous réaliser des travaux que nous n’apprécions pas et qui repoussent les limites de la cohérence graphique et esthétique ?
Afin de ne pas perdre sa motivation dans le métier et de ne pas devenir un vulgaire « faiseur » sans conviction, il est bon de savoir vers quoi on s’oriente dès le départ. Si vous souhaitez vous lancer, sachez dès maintenant que vous n’aurez que rarement des projets sur lesquels vous disposerez d’une entière liberté. Mais plutôt que de s’en faire une limite, faites-en un challenge ! Ce n’est pas toujours lorsque nous avons le champ libre que nous apprenons le plus. Les contraintes que vous impose le client deviendront un moyen de dépasser vos propres limites.
Si vous travailler toujours dans votre « zone de confort », vous n’évoluerez pas. Exercer sa créativité dans un espace réduit permet bien souvent d’emprunter des sentiers que nous n’aurions jamais visité seuls.